Le Projet de Forza Nova

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La Politique Agricole Commune (PAC)

La politique agricole commune constitue une aide et une ressource non-négligeable pour les agriculteurs corses. Celle-ci doit être préservée et protégée pour garantir une sécurité à nos producteurs locaux. La politique ultra-libérale de l’Union européenne ne favorise pas la production locale et place nos agriculteurs face à une concurrence déloyale de produits venant de pays qui ne respectent pas les mêmes règles sanitaires, sociales et environnementales. L’enveloppe de la PAC doit donc être augmentée pour nos producteurs agricoles afin de palier à la concurrence déloyale imposée par l’Union européenne. Le libre-échange intensif doit être remplacé par une politique agricole locale et favoriser ainsi les circuits courts.

Le constat européen actuel

Le constat de l’Europe actuelle est catastrophique pour la Corse sur tous les plans. La Corse est totalement écartée de la construction européenne. L’Union européenne promettait d’apporter aux peuples européens le puissance collective, la croissance, l’emploi, la sécurité et la paix. Ces promesses ont toutes été bafouées, reniées, trahies.

La construction européenne actuelle asservit les peuples et les nations libres au profit d’une administration centrale européenne néfaste sur tous les plans au peuple corse. Le mépris des peuples est l’ADN de l’institution la moins légitime de l’Union européenne : la Commission européenne. En janvier 2015, son ancien Président, Jean-Claude Junker, déclarait « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». En mai 2018, Günther Oettinger, ancien commissaire européen allemand, affirmait « les marchés financiers vont apprendre aux italiens comment voter » suite à la coalition gouvernementale Lega/M5S en Italie. La commission européenne gouverne contre les peuples européens et leurs intérêts.

La politique ultra-libérale et mondialiste de l’Union européenne se construit sans que les corses puissent être représentés au Parlement européen. Les orientations politiques européennes, s’appuyant sur de grands dogmes inscrits dans les traités tels que la « concurrence libre et non-faussée » ou la « libre circulation des capitaux, des biens et des personnes », sont désastreuses pour la Corse. L’Union européenne crée une concurrence déloyale au sein de l’Europe mais également à l’extérieur. La directive du détachement des travailleurs entraine une préférence étrangère sur notre île puisqu’il est financièrement plus avantageux d’embaucher un salarié d’Europe de l’Est qu’un corse. La Corse compte plus de 5000 travailleurs détachés et est, proportionnellement, la région de France où l’on en trouve le plus. Le paradoxe est plus grand lorsque l’on sait que la Corse compte plus de 27 000 chômeurs. De plus, l’Union européenne multiplie les accords de libre-échange avec des pays du monde entier, tuant notre industrie et menaçant notre agriculture. Les accords libre-échange avec le Canada ou avec le Mercosur vont placer nos producteurs locaux face une concurrence déloyale. Les produits proviennent de pays n’ayant pas les mêmes exigences de qualité et ne respectant pas nos normes sanitaires, sociales et environnementales.

Pour une représentation de la corse au parlement européen

Toutes ces politiques européennes s’appliquent en Corse, mais les corses ne participent nullement à l’élaboration de ces politiques. Il n’est plus concevable dans une démocratie, au XXIème siècle, qu’un peuple européen subisse les contraintes politiques d’un organe politique auquel il ne dispose pas le droit légitime d’être représenté. Il n’est pas concevable que la Corse soit sous l’emprise de quelconques partis politiques français pour sa représentation politique au sein du Parlement européen. L’Europe de demain doit, en effet, se construire dans la cohésion de tous les peuples et toutes les nations européennes.

L’Union européenne et l’État français doivent redonner à la Corse et au peuple corse ce dont ils ont légitimement droit : la démocratie. Nous proposons, légitimement, que la Corse se voit doter d’une liste de six candidats au Parlement européen indépendants des listes de candidats européens français.

Le projet économique

FORZA NOVA défend une conception à la fois traditionnelle et dynamique de l’économie. Tradionnelle car la sphère économique est soumise à la sphère politique qui décide des grandes orientations. Dynamique, car fondée sur la liberté d’action encadrée par ces orientations.

FORZA NOVA milite pour une économie productive et auto-centrée, vouée à l’autosuffisance alimentaire, les circuits-courts, basée sur un entreprenariat familial et des travailleurs libres.

Le secteur primaire, l’agriculture corse doivent être considérés comme priorité nationale.  L’agriculture corse est  tournée vers le marché intérieur et non vers l’exportation et la mono-culture. La production de blé en plaine orientale doit être favorisée et des coopératives mises en place avec le soutien des institutions publiques pour la transformation (“usine à pâtes”). De même des  filières porcines et caprines dignes de ce nom doivent se développer  afin de fournir une production à prix abordable pour l’ensemble du peuple corse. Les produits corses doivent être de consommation courante et non de luxe.

Les espaces agricoles doivent être sanctuarisés et l’installation de jeunes agriculteurs concrètement encouragée. Le peuple travaille la terre, la terre nourrit le peuple.

L’artisanat, le commerce et un tourisme maitrisé, articulés autour de structures familiales doivent être favorisés face aux grandes surfaces, aux grands groupes capitalistes multinationaux.

Les filières d’excellence utiles à la nation telles que la recherche, l’innovation, les nouvelles technologies et les énergies renouvelables doivent être  des  secteurs priorisés par l’Università di Corti. 

Une corse sociale

Conformément à ses principes, FORZA NOVA donne au travail une place centrale dans la vie sociale de notre peuple. Nous défendons la liberté d’entreprendre, de travailler, de produire, d’innover face à l’oppression administrative, le racket fiscal ou encore le sabotage d’un syndicalisme dévoyé d’obédience marxiste.

L’entreprise corse est une unité de vie, une entité sociale dont tous les membres sont solidaires et responsables de la pérennité.

Le principe de la corsisation des emplois doit être défendu et généralisé. Les salariés corses doivent être protégés du “dumping social” induit par la concurrence du travail détaché et de l’immigration.

FORZA NOVA oeuvre au développement d’un Front du Travail unissant entrepreneurs et salariés corses, seul à même de s’opposer victorieusement à l’Etat, aux grands groupes capitalistes et au monde de la finance.

La défense des secteurs stratégiques

FORZA NOVA défend le principe du contrôle politique des secteurs stratégiques vitaux du peuple corse via ses représentants élus. L’eau, les tranports aériens et maritimes, l’énergie, les bases de données informatiques collectives ne sauraient être contrôlées par des acteurs allogènes ou des multinationales capitalistes (Veolia) . Les partenariats public-privé et les délégations de service publics  doivent être privilégiés.

La Corse doit pouvoir s’opposer collectivement aux logiques de dérégulations imposées tant par l’État français que par l’Union Européenne. FORZA NOVA oeuvrera donc à l’unité la plus large du peuple corse pour défendre ses intérêts collectifs vitaux.

Dans le même temps, FORZA NOVA s’opposera aux dérives et comportements que suscite trop souvent le secteur public : clientélisme, gabegie, absentéisme, culture de la grève, etc…

FORZA NOVA appelle d’ores et déjà à une réflexion collective autour du statut des salariés des structures publiques ou semi-publiques. En France, le statut de fonctionnaire garantit une sécurité de l’emploi contre une obligation de mobilité sur le territoire national. Ce statut n’est pas pertinent en Corse où il engendre des comportements négatifs.

Dans l’opposition comme en situation de responsabilité, FORZA NOVA veillera à l’emploi scrupuleux de l’argent public, fruit du travail du peuple.